Correspondances anonymes

Récits de
survivantes

Ces écrits sont de véritables témoignages reçus. Ils sont présentés tels quels pour préserver la vérité des mots et briser l'isolement.

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Quelque part en BelgiqueLe 14 septembre

Il m'a fallu sept ans pour comprendre que ce que je vivais avait un nom. Sept ans à entendre que j'exagérais, que j'étais trop sensible, que personne d'autre ne me supporterait.

Le déclic, je ne peux pas vous dire exactement quand il s'est produit. C'est venu doucement, comme une lumière qui se fait dans une pièce sombre. Un jour, j'ai appelé une ligne d'écoute. Et die femme au téléphone m'a dit une phrase qui a tout changé : « Ce que vous décrivez, c'est de la violence. Et vous méritez mieux. »

Aujourd'hui, j'ai reconstruit ma vie. Pas parfaitement — on ne recolle pas les morceaux sans laisser de traces. Mais je me lève chaque matin avec la certitude que ma vie m'appartient. Et ça, c'est tout.

Si vous lisez ces mots et que vous vous reconnaissez : vous n'êtes pas seule. Et vous méritez, vous aussi, une vie à vous.

Contexte : Violence conjugale
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